Noël, ou un autre moment particulier à fêter!!! j'ai pour vous une idée de cadeau original, un bijou précieux, qui fera rêver chacune, ou chacun, amoureux de la nature, de la sensualité, du rêve et vous transportera au coeur du Pacifique, dans ces lieux intemporels, ou seule la mer et ses créatures sont le reflet de l'âme.

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Il y a bientôt 50 années, Papa revenant d'un de ces nombreux voyages dans l'une de ces Iles de la Polynésie nous avait ramené quelques nacres, pinctada margaritifera. Symbole encore émouvant de la générosité du peuple maohi : Il nous racontait que ces bivalves étaient pêchées par 30 ou 40 mètres de profondeur, par des plongeurs sans équipement spécifique, de simples lunettes, un caillou attaché comme lest avec une corde et un panier pour recevoir la cueillette destinée à l'industrie du bouton en nacre. Les coquillages étaient accrochés au corail et ne se laissait pas décrocher sans effort. La raréfaction de ce coquillage abondant par le passé, conséquence de la surexploitation des ressources, demandait aux polynésiens de plonger toujours plus profondément sans équipement au risque de leur vie ou d'une folie passagère voir définitive : "Taravana" (mal des plongées répétitives à grande profondeur sans respecter des temps de décompression impossible à effectuer en apnée).

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Ces nacres récoltées pour l'industrie boutonnière, furent bientôt détrônées par le polyester, et autres matières synthétiques. Cette avancée technologique, permit la sauvegarde de la nacre,et on s'est rapidement rendu compte que l'éclat naturel ne pouvait être remplacé par un simple bout de plastique. Papa, me racontait que parfois que dans ces nacres sauvages (1 sur 15000) on trouvait une perle, d'une extrême beauté et inimitable : un perle noire, digne des plus beaux bijoux. La plus connue de ces perles fines était la fameuse perle noire « Azra », qui constitue le centre d’un collier qui faisait partie des joyaux de la couronne de l’ancienne Russie tsariste.

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Symbole intemporel de l’élégance, de la sensualité, la perle de Tahiti, de formes et couleurs les plus variés, est le trésor des eaux turquoises des lagons de Polynésie. Son chic contemporain, a séduit de grands styliste, de Karl lagerfield, jean paul Gautier et tant d'autres.

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C’est un métropolitain curieux, vétérinaire de son état, Jean Domard, qui reprit les travaux de ses prédécesseurs et qui s’imprégna au Japon des techniques nippones de greffe, au début des années soixante. Chef du service de la pêche, il est vite convaincu que l’on peut obtenir des grandes nacres polynésiennes des perles exceptionnelles. Il travaille avec acharnement, et en 1965, il procède à une récolte test : les perles polynésiennes de culture voient cette année-là pour la première fois la lumière du soleil, qu’elles éclipsent tant leur orient est somptueux.

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Le succès est là, de nombreuses fermes perlières virent le jour dans les Tuamotu et les Gambiers, les eaux de leur lagon étant propices à la collecte des larves et l’élevage des nacres. Mais rapidement, le marché va connaitre de graves difficultés : des perles pas toujours de bonnes qualités sont mises sur le marché, une concurrence apparait et devient de plus en plus vive (Chine, Indonésie, Philippines). L'exceptionnelle beauté et rareté des perles noires produites exclusivement en Polynésie, en sont les meilleur ambassadrices de la reconquête de la grâce.

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Photo Tahiapearls.com


La nacriculture et la perliculture à Fakarava.

Fakarava, réserve de biosphère de l’Unesco, benéficie d’un lagon d’une très grande superficie, communicant par deux passes (une au nord et l’autre au sud) avec l’océan, ce qui permet un apport régulier de nutriments essentiels à la faune marine. Je vous invite à découvrir l’une des plus belles fermes de Fakarava où sont récoltés environ 120 000 perles par an soit 1 000 000 de nacres traitées par an.

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Les perles de Tahiti sont des perles de culture produites suivant la technique Mise-Nishikawa. Elle consiste à introduire dans les gonades d’une nacre Pinctada margaritifera, une bille de nacre ainsi qu’un morceau de manteau prélevé sur une nacre donneuse. Ce morceau de manteau, appelé greffon, est destiné à amener des cellules productrices de nacres dans les gonades qui n’en contiennent pas. Le greffon va se fixer, créer le sac perlier, puis enrober le nucleus de nacre.

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Beaucoup d'huîtres meurent après la greffe : environ dix pour cent immédiatement, et dix pour cent dans les deux ans. Un tiers des huîtres rejettent le nucléus et la nacre sécrétée par le greffon forme alors un keshi (graine de pavot en japonais), une sorte de perle manquée. Un cinquième des huîtres greffées produisent une perle inutilisable. Sur les trente pour cent de greffons donnant une perle utilisable, seul un pour cent font des perles parfaites de qualité A.

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Les nucleus employés en Polynésie sont des billes de nacre de bivalves d’eau douce, qui peuvent être d’origine multiples (Chine, Mississipi, ou du japon).

Les trésors du lagon :

Après avoir été collectés sur un collector en fibre plastique (autrefois cela ce pratiquait avec des fagots d’un arbuste local : le miki miki) les larves de nacre au bout de 6 mois atteignant la taille d’environ 4 cm seront mises en grappe et suspendu dans le lagon. 18 à 24 mois plus tard la petite nacre (huitre perlière) mesurant environ 7 à 9 centimètres va recevoir sa première greffe. Les huitres greffées recevront un greffon de manteau prélevé sur une huître sacrifiée et choisi pour les couleurs irisées de sa nacre.

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Remis dans le lagon en chapelet, protégés des prédateurs (raies, étoile de mer et autres poissons) par une goulotte en plastique, elles vont continuer leur croissance pendant encore 18 mois, temps nécessaire pour l’obtention des premières perles qui mesureront alors environ 8 à 10 mm de diamètre.

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A ce stade seule 30 perles seront récoltées sur 100 huitres) sur ces 30 perles une ou deux seront de classe A.

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Les huitres qui auront produits les plus belles perles recevront un nouveau nucléus plus gros, et retourneront dans le lagon pour produire une nouvelle perle plus grosse, cette opération pourra être renouvelée au maximum deux fois. Les meilleures nacres produiront au maximum 4 perles (ce qui est très exceptionnel) Les autres coquillages seront sacrifiés, le pied (Korori) sera revendu pour être cuisiné, et les coquilles termineront en boutons et en parures ou objets décoratifs pour les plus belles.

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 Plus la nacre est ancienne et a subit de greffes et moins les chances d’obtenir une perle de bonne qualité sont grandes. Les grosses perles sont souvent grises et sans lustre.

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Vous comprendrez ainsi que les plus grosses perles rondes de qualité A sont très très rares et leur prix toujours élevé. De plus le chiffre de 100 000 nacres utilisé au début est un maximum annuel pour les plus grosses fermes familiales bien que certaines grosses fermes greffent plus d’un million d’huitre tous les ans.

Merci à Rosa et Tahiri qui nous ont fait découvrir tant de choses dans leur petit paradis Havaiki-te-araro Dream pearls farm à Fakarava pour leur accueil

avec la complicité de Tahia pearls

désolé c'est en anglais...

vous souhaitez en savoir plus :

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merci à "c'est pas sorcier" de tout vous dire sur la perle noire de Tahiti




Mauruuru