Une Chefounade! Un nouveau Bonheur sur la Plancha !
Par Pierre-Henri le samedi 19 mars 2011, 19:22 - mon journal - Lien permanent
Un cuisinier doit maîtriser la technique, il doit être un créateur, un séducteur, mais aussi fédérateur, seul, sans les serveurs, les maîtres d’hôtel, sans le plongeur… il n’est pas… Une cuisine c’est comme un orchestre ou chaque instrument doit jouer sa plus belle interprétation. Pour apporter à ses clients quelques plaisirs sensoriels, voir charnels. (Au sens figuré ou propre).
La créativité, cette envie de communiquer des envies, puis des sentiments, comme des ressentis… c’est l’essence de notre imagination. Penser, réaliser, communiquer, partager. Quelques mots lancés dans l’univers tentaculaire de la toile. Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Et pourquoi !
Je ne vais pas refaire le monde, mais ces quelques idées, que je partage
avec plaisir sont là… elles font parties de ma personnalité, de mon passé, qui
sera le moteur de mon présent.

La partie inconsciente, les premiers mots, les premiers repas, les premiers plaisirs sont gravés dans votre subconscient. Vous ne savez pas encore qui vous serrez mais d’instinct vous saurez qui aimer et détester… Nous sommes programmés en quelque sorte par nos parents, notre culture, judéo chrétienne, ou autres… Les goûts, et les couleurs.
Mais je vous conte tout ceci pourquoi !? Ah Chefounet !!! Pour une tranche de foie gras entre deux tranches de pain !!! Une histoire de burger… au foie gras. Mon histoire côté Obscur de ma cuisine « fast food »… Elle a commencé il y a bien longtemps à Los Angeles, de passage dans cette ville tentaculaire de Californie il y a bien 40 ans… séduit par une enseigne en Français « crêpes » (le mot était déjà vendeur à l’époque.) Nous nous sommes assit à une table et avons commandé ses crêpes inimaginables à Del Mar, moi qui venait de vivre plusieurs années au pays du poisson cru, du fafaru pour ceux qui connaissent et du ahima’a… On nous servi "Oh sacrilège" des pancakes avec un sirop sucré dont j’appris que c’était du sirop d’érable… Des pancakes : des étouffes chrétiens se serait écriée Madeleine ma grand-mère Honfleuraise… moi qui m’attendait à de la dentelle. Quelle déconvenue… et oui là-bas dès que l’on écrit bouffe : il faut que ce soit en Français… c’est vendeur. Même si c’est une très pâle copie… interprétation…
Il faut rendre à Caesar ce qui est à Caesar…. Comme Cet Américain d’origine Italienne Caesar Cardini, restaurateur célèbre à Tijuana au début du siècle passé… cela ne nous rajeunit pas. Caesar salade, Caesar dressing…
Revenons à nos fast food !!!

Aviez vous déjà entendu parler des « Wimpy® » !!! La première
enseigne de restaurant « fast food » en France, chère à Monsieur
Jacques Borel…
Vous savez cet homme génial, qui au lieu de vous faire payer les toilettes sur
l’autoroute de l’époque… Vous vendait un repas ! Caricaturé dans l’aile ou
la cuisse, cet homme précurseur de concepts en néo restauration. Visionnaire
avant l’heure, j’ai collaboré avec JBI, aux premières heures de Pizza del
Arte®, Le bœuf Jardinier® et Il y a plus de trente années, des enseignes qui
existent encore...

Wimpy est la première chaîne de restauration rapide montée en France, et par
Jacques Borel en 1961. La décoration était la même que dans les fast-foods des
États-Unis d’Amérique. Jacques Borel apporte dans ces restaurants une part du
rêve américain : le hamburger, cheeseburger, milk-shake. Cependant, il
faudra attendre plus de 20 ans pour que la restauration rapide réussisse à
susciter l’intérêt des Français avec les marques O'kitch, Burger King, Free
Time, WhataBurger, Quick, Mcdonald’s, KFC et bien d'autres...

On y mange des hamburgers cuisinés devant le client par le cuisinier coiffé
d'un bob en papier, les steaks cuisent sur une plaque à snacker, les oignons
cuisent sur le côté de la plaque. La moutarde et le ketchup se trouvent sur les
tables et sur le bar dans de gros flacons en plastique souple, à discrétion de
la clientèle, Il faut que j’appelle fonzy ! Parmi le choix important, on
peut avoir des options « à cheval » ; le hamburger est présenté
ouvert dans l'assiette, avec un œuf au plat posé dessus. La musique est
disponible sous forme de juke-boxes à télécommande sur le mur à portée de
chaque table. Cette chaîne de restauration, trop en avance sur son époque ne va
pas connaître le succès attendu et ferme ses portes en France en 1982, j’ai
assisté à ses derniers jours tout en contribuant aux premiers pas des
restaurants Del Arte !!!
Depuis les enseignes « Burger » défilent… avec leur lot
d’incohérence, Mac’do très gros contributeur de gazes à effet de serre, élevage
intensif des bovins aux Etats Unis… Mal Bouffe. Ces Américains qui détractent
nos éleveurs d’oies et canards… il faudrait qu’ils apprennent à balayer devant
leur porte…avant de discriminer une pratique d’élevage…

Je vous livre cette recette typée sud ouest, d’un burger de canard et son foie
gras revisité à la Chefounet… Ça mériterait une franchise, Le Ducky
burger ! Avec des grosses frites maison à la graisse d'oie. Il faut que je
me presse on va me voler encore cette idée, qu’Alexandre m’a soufflée :
Une Chefounade…
(credit images avec l'aimable
autorisation d'Isabelle Kessedjian)
Commentaires
Petit commentaire sur le Mc Do qui est certes synonyme d'une image "particulière" mais qui fait un peu pour réduire ces déchets et analyser ces dépenses énergétiques !
http://www.mcdotoulouse.com/newslet...
http://www.iode-du-lac.org/blog/?s=...
Bravo pour le duck burger, ça fait longtemps que j'en rêve (j'habite dans le Gers !), je vais donc bientôt essayer !!!
Moi ce qui me choque chez Mac Do et les autres : les emballages...L'élevage des boeufs, vaches aux Etats unis, mais aussi en France.
Les vaches, boeufs, ruminants : c'est 30% d'emission de Co2 dans le monde...
J'aime le boeuf, le canard mais pas à tout prix et encore moins, avec la volonté de s'acheter une bonne conscience