Le bar de Chefounet

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dimanche 27 février 2011

Le bonheur est sur la plancha !

Le Bonheur est sur la Plancha : quel titre étrange! Vous ne le saviez pas mais j’ai eu deux grand-mères formidables : Madeleine et Marguerite… L’une couturière à l’occasion, la seconde…Bonnetière et mercière… Commerçante et pressée comme toute parisienne. L’une était Normande, l’autre Angevine…

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Madeleine était une cuisinière aguerrie, et Marguerite n’ayant jamais su tenir la queue d’une poêle, c'était entourée d’amis qui le faisaient pour elle dans ce Paris d’il y a 35 ans… Près de la porte de la Chapelle, Le marché de Torcy : rue de l’olive…Marguerite m’initia aux premières sensations gustatives, l’araignée et sa tombée d'échalotes, l’entrecôte à la Bordelaise du boucher qui faisait angle avec la rue Riquet… bref ses amis Madame Mingeat et son Robert d’amant avec son pot au feu… La cousine… So British… veuve d’un Anglais, sans autre famille : Femme toute main qui veillait à merveille à nos déjeuners dominicaux avec ses petites pommes de terre grenailles (Parisiennes) rôties que j’adorai… Cette famille laborieuse où cousins comme cousines on s’aimait sans le savoir… l’ont-ils su ? Des boutons, des gaines, des blouses, du fil j’en ai vu de toutes les couleurs...

honfleur
Pendant ce temps Madeleine à 5 kilomètre de Honfleur, écalait ses crevettes grises que l’on pouvait encore pêcher dans ce bel estuaire de la Seine. Chaque jour : rue Chaussée lorsque nous étions là : le pain « brillé » et les crevettes grises sautaient encore dans la Poêle… La sainte Catherine, le 15 Août à Honfleur. La côte de Grâce, la rue des lingots, rue de l’homme de bois, le grenier à sel, la Lieutenance… Honfleur et ses restaurants : les moules de Hollande ébarbées dans la rue haute étaient vendue un étage plus bas place Thiers pour d’authentiques moules de Normandie…marchands de soupe marmonnait Paul son époux, mon grandpère « Maître d’hôtel » aux wagons lits mais qui finit sa carrière comme débardeur de bois.
Honfleur et son vieux bassin, les odeurs pas toujours appétissantes, de la vase et des eaux… venues d’ici et d’ailleurs. Ah mon Beso me disait l’oncle Jarry entre deux langoustines et une bolée de cidre. Au fait je ne sais plus pourquoi je vous raconte tout ceci !!! Je pensai à tous ses bons produits, la crème épaisse de Normandie et ce lait entier que la fermière venait de traire dans le champs derrière la maison de Madeleine et Paul à Fiquefleur … et cette matelote que Madeleine cuisinait quand les branches du noisetier du jardin équipée comme des cannes à pêche, appâtée avec un beau ver de terre avait su attirer l’attention de quelques anguilles de la Morelle..

tete veau

Pour vous résumer : Marguerite c’était la belle entrecôte, la tête de veau… La brasserie ou le petit Café du coin…Madeleine, le veau marengo, les crevettes, les pommes sautées au beurre, Le lapin élevé au trèfle… et c’est dans ce grand potager, que son bonhomme de mari « Paul », sans âme, mais fin jardinier dans sa retraite… que j’ai appris à aimer les bons légumes… Et ces quelques rares truites… Quarante années plus tard, j’ai voulu redécouvrir cette matelote : simple au cidre, poireaux pommes de terre : une recette entre l’Eure et le Calvados. Ces gens là vivaient dans le calvados, à la limite de l’Eure. Quelles heures heureuses !!!

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C’est bien cela Chefounet tu as revisité cette matelote à la Normande… « A la plancha » et comment as-tu fait ?? Secret de chef… dans une papillote…. Une idée géniale… tient vous trouverez la recette ici… c’est la truite au cidre et à la crème d’Isigny… Voyez vous ce qui est bien avec cette technique de cuisson : tout se prépare à l’avance, et il n’y a pas à nettoyer la plancha.

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Madeleine et Marguerite, la Haut, au-delà des nuages Merci de m’avoir fait découvrir, la manger simple de grand-mères, laborieuses. Merci de m'avoir appris à aimer.

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Merci d'avoir tout lu et à bientôt!!!

dimanche 14 novembre 2010

L’été est déjà parti que l’automne s’en va… C'est bientôt Noël!

Chefounet, inlassablement à la recherche du Bonheur : non le bonheur n’existe pas si ce n’est qu’un court instant. Un bon repas pour ensoleiller les sens, avec un bon vin : j’ai entendu des mots justes il y a quelque jours : le bonheur c’est la bonne heure… tous les plaisirs qui font que dans la vie on oublie très vite les mauvaises heures!



L’hiver et la plancha il y a tant de recettes à imaginer et à créer : entre une « Dinde de noël » revisitée à la plancha… une parrillada du chasseur, le Tajine de canard à mitonner, le mois des tripiers avec une tête de veau, dorée… Accompagnée d’une gribiche, ravigote, et les ris de veau à la plancha, : morilles ou truffes !!! Non il faut rester simple : girolles! Des légumes… et mon cœur car ma cuisine je ne l’imagine pas sans cœur : un bon cuisinier c’est un homme de cœur…

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Des pages de cuisine à la plancha qui traduisent cette émotion, ces envies : il y en a peu, et de qualité. Certains font illusion avec leurs images aseptisées, achetées ailleurs, une cuisine simpliste acheté dans une banque d’images : J’écrivais il y a 5 ans déjà : Recettes et cuisine à la plancha : Des pages uniques sur la toile !!! Oui mes pages sont uniques : des histoires de langouste, d’assiette de la Cie des Indes qui vous emmènent au Japon, d’autres en Catalogne, d’autres en Argentine, en Australie en Polynésie, au fin fond de la France… Ces recettes je les cuisine, elles évoluent pourvu qu’on ait une âme et que l’on ait une très grosse envie de communiquer sa passion.



Tout est imaginable, tout est réalisable… alors je sais que ce ne sera pas la plancha de toutes les folies de l’émission « capital de M6 »… Mais à l’image de cette recette de langouste que John, Tihoni Tuaiva avions pêchée et grillée à l’embouchure de la Punaruu Il y a 38 ans … Cette Punaruu où nous pêchions des alvins d’anguille (des pibales en quelque sorte, et des nato). John qui se bat aujourd’hui pour préserver le peu de nature qui reste encore intacte là-bas, qui aide les jeunes défavorisés, par le soutient scolaire, qui participe et aide d’autres enfants gravement malades que l’on tente de soigner en France.
Il y a Haïti c’est l’urgence mais il y a aussi la Polynésie, Tahiti touchée par la crise, les perles, le tourisme ne se vendent plus ! Ils sont uniques, ils sont polynésiens, mon cœur ! L’accueil en Polynésie : c’est donner avant de recevoir… Ce sens de l’hospitalité rare que vous ne trouverez pas ailleurs. C’est mon bonheur ! Il y a 7 ans je l’écrivais déjà ! Avoir une pensée pour eux c'est un bonheur!