Le Bonheur est sur la Plancha : quel titre étrange! Vous ne le saviez
pas mais j’ai eu deux grand-mères formidables : Madeleine et Marguerite…
L’une couturière à l’occasion, la seconde…Bonnetière et mercière… Commerçante
et pressée comme toute parisienne. L’une était Normande, l’autre
Angevine…

Madeleine était une cuisinière aguerrie, et Marguerite n’ayant jamais su tenir
la queue d’une poêle, c'était entourée d’amis qui le faisaient pour elle dans
ce Paris d’il y a 35 ans… Près de la porte de la Chapelle, Le marché de
Torcy : rue de l’olive…Marguerite m’initia aux premières sensations
gustatives, l’araignée et sa tombée d'échalotes, l’entrecôte à la Bordelaise du
boucher qui faisait angle avec la rue Riquet… bref ses amis Madame Mingeat et
son Robert d’amant avec son pot au feu… La cousine… So British… veuve d’un
Anglais, sans autre famille : Femme toute main qui veillait à merveille à
nos déjeuners dominicaux avec ses petites pommes de terre grenailles
(Parisiennes) rôties que j’adorai… Cette famille laborieuse où cousins comme
cousines on s’aimait sans le savoir… l’ont-ils su ? Des boutons, des
gaines, des blouses, du fil j’en ai vu de toutes les couleurs...

Pendant ce temps Madeleine à 5 kilomètre de Honfleur, écalait ses crevettes
grises que l’on pouvait encore pêcher dans ce bel estuaire de la Seine. Chaque
jour : rue Chaussée lorsque nous étions là : le pain
« brillé » et les crevettes grises sautaient encore dans la Poêle… La
sainte Catherine, le 15 Août à Honfleur. La côte de Grâce, la rue des lingots,
rue de l’homme de bois, le grenier à sel, la Lieutenance… Honfleur et ses
restaurants : les moules de Hollande ébarbées dans la rue haute étaient
vendue un étage plus bas place Thiers pour d’authentiques moules de
Normandie…marchands de soupe marmonnait Paul son époux, mon grandpère
« Maître d’hôtel » aux wagons lits mais qui finit sa carrière comme
débardeur de bois.
Honfleur et son vieux bassin, les odeurs pas toujours appétissantes, de la vase
et des eaux… venues d’ici et d’ailleurs. Ah mon Beso me disait l’oncle Jarry
entre deux langoustines et une bolée de cidre. Au fait je ne sais plus pourquoi
je vous raconte tout ceci !!! Je pensai à tous ses bons produits, la crème
épaisse de Normandie et ce lait entier que la fermière venait de traire dans le
champs derrière la maison de Madeleine et Paul à Fiquefleur … et cette matelote
que Madeleine cuisinait quand les branches du noisetier du jardin équipée comme
des cannes à pêche, appâtée avec un beau ver de terre avait su attirer
l’attention de quelques anguilles de la Morelle..

Pour vous résumer : Marguerite c’était la belle entrecôte, la tête de
veau… La brasserie ou le petit Café du coin…Madeleine, le veau marengo, les
crevettes, les pommes sautées au beurre, Le lapin élevé au trèfle… et c’est
dans ce grand potager, que son bonhomme de mari « Paul », sans âme, mais
fin jardinier dans sa retraite… que j’ai appris à aimer les bons légumes… Et
ces quelques rares truites… Quarante années plus tard, j’ai voulu redécouvrir
cette matelote : simple au cidre, poireaux pommes de terre : une
recette entre l’Eure et le Calvados. Ces gens là vivaient dans le calvados, à
la limite de l’Eure. Quelles heures heureuses !!!

C’est bien cela Chefounet tu as revisité cette matelote à la Normande… « A
la plancha » et comment as-tu fait ?? Secret de chef… dans une papillote….
Une idée géniale… tient vous trouverez la recette ici… c’est la truite au cidre et à la crème d’Isigny… Voyez vous
ce qui est bien avec cette technique de cuisson : tout se prépare à
l’avance, et il n’y a pas à nettoyer la plancha.

Madeleine et Marguerite, la Haut, au-delà des nuages Merci de m’avoir fait
découvrir, la manger simple de grand-mères, laborieuses. Merci de m'avoir
appris à aimer.

Merci d'avoir tout lu et à bientôt!!!
Tag - plancha
dimanche 27 février 2011
Le bonheur est sur la plancha !
Par Pierre-Henri le dimanche 27 février 2011, 13:14 - mon journal
dimanche 14 novembre 2010
L’été est déjà parti que l’automne s’en va… C'est bientôt Noël!
Par Pierre-Henri le dimanche 14 novembre 2010, 10:20 - mon journal
Chefounet, inlassablement à la recherche du Bonheur : non le bonheur
n’existe pas si ce n’est qu’un court instant. Un bon repas pour ensoleiller les
sens, avec un bon vin : j’ai entendu des mots justes il y a quelque
jours : le bonheur c’est la bonne heure… tous les plaisirs qui font que
dans la vie on oublie très vite les mauvaises heures!

L’hiver et la plancha il y a tant de recettes à imaginer et à créer :
entre une « Dinde de noël » revisitée à la plancha… une parrillada du
chasseur, le Tajine de canard à mitonner, le mois des tripiers avec une tête de
veau, dorée… Accompagnée d’une gribiche, ravigote, et les ris de veau à la
plancha, : morilles ou truffes !!! Non il faut rester simple :
girolles! Des légumes… et mon cœur car ma cuisine je ne l’imagine pas sans
cœur : un bon cuisinier c’est un homme de cœur…

Des pages de cuisine à la plancha qui traduisent cette émotion, ces
envies : il y en a peu, et de qualité. Certains font illusion avec leurs
images aseptisées, achetées ailleurs, une cuisine simpliste acheté dans une
banque d’images : J’écrivais il y a 5 ans déjà : Recettes et cuisine
à la plancha : Des pages uniques sur la toile !!! Oui mes pages sont
uniques : des histoires de langouste, d’assiette de la Cie des Indes qui
vous emmènent au Japon, d’autres en Catalogne, d’autres en Argentine, en
Australie en Polynésie, au fin fond de la France… Ces recettes je les cuisine,
elles évoluent pourvu qu’on ait une âme et que l’on ait une très grosse envie
de communiquer sa passion.

Tout est imaginable, tout est réalisable… alors je sais que ce ne sera pas
la plancha de toutes les folies de l’émission « capital de M6 »… Mais à
l’image de cette recette de langouste que John, Tihoni Tuaiva avions
pêchée et grillée à l’embouchure de la Punaruu Il y a 38 ans … Cette
Punaruu où nous pêchions des alvins d’anguille (des pibales en quelque sorte,
et des nato). John qui se bat aujourd’hui pour préserver le peu de nature qui
reste encore intacte là-bas, qui aide les jeunes défavorisés, par le soutient
scolaire, qui participe et aide d’autres enfants gravement malades que l’on
tente de soigner en France.
Il y a Haïti c’est l’urgence mais il y a aussi la Polynésie, Tahiti touchée par
la crise, les perles, le tourisme ne se vendent plus ! Ils sont uniques,
ils sont polynésiens, mon cœur ! L’accueil en Polynésie : c’est
donner avant de recevoir… Ce sens de l’hospitalité rare que vous ne trouverez
pas ailleurs. C’est mon bonheur ! Il y a 7 ans je l’écrivais déjà !
Avoir une pensée pour eux c'est un bonheur!