Iorana i te mata api, A toutes et tous je veux vous souhaiter une très bonne et heureuse nouvelle année, avec cette carte postale postée sur le Web. Il y a des lieux où la terre est encore paisible, la vie y est certes pas facile, mais o combien sereine.

Chefounet dit l'ermite

Vous avez envie de partir, loin des tracas, de la grisaille, ces quelques lignes sont là pour vous faire rêver, Moi je le fais. Havaiki-te-araoa (Fakarava) : avec ses paysages étourdissants, ses bleus qui ont impressionnés le peintre Matisse au point qu'il n'a plus peint de la même façon après son séjour à Fakarava.

Teahatea le motu

Ces kilomètres de motu aux plages aussi désertiques que paradisiaques, un immense lagon de plus de 1 000 km2, sanctuaire d’une faune préservée, Fakarava a de quoi réveiller le Robinson qui sommeille en chacun de nous.

La mer m’a toujours fasciné, et le grand Océan Pacifique, réserve des trésors : couleurs, saveurs, la bio diversité pourvu qu’on la préserve.

Pêche au filet sur le motu Teahatea

La pêche dans les îles reste l’une des occupations favorites des hommes comme des femmes. Un loisir, et aussi un moyen de trouver de quoi agrémenter l’ordinaire. A Fakarava la mer est très généreuse : Au filet, au fusil (puhi puhi), à la ligne, la cueillette sur le récif est une belle façon de passer quelques moments agréables : maoa, oursins, paua, langoustes, poissons (kokina), dans les passes, et au large : thon, bonite, mahi mahi, autour et sur les motu : crabes, perroquets : Uhu, pati homo ou kokina, carangues (paihere, ume, baliste, mata anana, rougets et mérous....

pêche au patia

Un bateau est indispensable pour se déplacer, Un Poti marara : (bateau pour poissons volants) c'est le plus adapté : une coque en V : vitesse, maniabilité qui permet a un seul homme de pêcher tout en pilotant son bateau : le Poti marara est né dans les années 70 imaginé par monsieur Deane leonard, et pour permettre de pêcher à l'épuisette les poissons volant (marara), Il sert également aujourd’hui à pêcher au harpon (patia) le mahi mahi, le thon, et à la traine avec une canne, très maniable il permet de manoeuvrer facilement dans les couloirs de coraux et d’aborder les motu facilement.

Poti marara

Quelques trésors de Fakarava

Ce qui m'a frappé quand j'ai dégusté ces poissons : ils n'ont rien à voir avec ceux que nous trouvons sur les étals de nos poissonniers : La chair est ferme, elle tient à la cuisson, elle reste délicate et cru c'est le paradis avec un filet de citron vert et un trait de lait de coco, Je crois que l'on peut dire que ces poissons ont une qualité de vie qui fait ce qu'ils sont : des mets de choix, et quand je mange un poisson en France, désolé mais je ne le vois plus de la même façon. Le poisson Polynésien c'est extra!!!


kokina poisson perroquet

Kokina pêchés au filet à To'u aia'a (sur le récif)

habillage du poisson après la peche

Nettoyage et habillage des poissons pour le repas du soir

langouste bleue de Fakarava

Quelques langoustes pêchées la veille pendant la nuit sur le récif (des langoustes vertes) à la chair bien ferme rien à voir avec celle des Caraïbes molle et sans saveurs

Bebe requin pointe noir

Un bébé requin de récif s'est fait prendre dans le filet, Avant de le relâcher Tahiri lui caresse le ventre et le met sur le dos une façon de l'anesthésié avant de le relâcher.

Bebe requin pointe noire

On voit bien encore le nombril (le pito) du cordon ombilical et ces petits yeux persants

Ume, Kokina, Mulets

Ume, kokina, mulets péchés au filet

bec du poisson perroquet paati homo

Paati homo, son bec puissant lui permet de broyer le corail pour s'en nourrir

Hapuu (loche peau serpent) ou kito

Petit mérou ou loche à peau de serpent appelé aussi Kito : c'est un poisson à la chair délicate qui va être testé en élevage à Makemo un autre atoll des Tuamotu, si les essais d'élevage sont concluants, on trouvera certainement bientôt du steak de mérou dans nos congélateurs.;.

Tamure (poisson)

Le Tamure, un poisson combatif, pêché à la ligne. La pêche en Polynésie est fructueuse mais il faut faire vite car votre capture devra être mise à l'abris de la convoitise des requins qui a la moindre vibration ou signal de détresse accoure pour se restaurer : c'est la taxe du pêcheur... Polynésien.

Carangue ou Paihere

La carangue ou Paihere est aussi un met de choix, elles accompagnent souvent les requins et se frottent à leur peau certainement pour se débarrasser de leurs parasites, souvent en banc serrés elles patrouillent aux abords des passes.

Oursin cloche, oursin crayon, maoa

Sur le récif frangeant les maoa, oursins tortue et oursins crayons abondent. Ils seront souvent consommer crus, le Maoa je le préfère légèrement cuit.

Jeune tortue s'apprêtant à rejoindre le lagon

La Tortue protégée aujourd'hui, était l'un des mets favoris des Paumotu, (habitants des Tuamotu) la dégradation de certains milieux et le braconnage a mis en péril cette espèce qui peut migrer dans d'autres îles où elles ne sont pas protégées comme ici. Le polynésien est très respectueux de son environnement et si les tortues aujourd'hui sont "Tabu" et protégés, je ne pense pas que ce soit de leur fait, et d'une surpêche, mais de causes environnementales mondiales (plastiques et déchets que cet animal prend pour sa nourriture (méduses et éponges).

Merci à tous ces gens de Fakarava qui nous ont accueillis, qui ont partagés ces quelques Jours, Merci à John, Teua, Tahiri, Rosa, Tepeta, Meretina, Moea, Felix, Michel et tous les autres que j'ai pu oublier.

Mauruuru roa